Vendredi 25 septembre 2009

Pour bien comprendre les propos de Jean, il faut se souvenir de ce qui s'est passé avant cet épisode. Les apôtres ont chassé les esprit mauvais lors de leur envoie en mission. Ils ont reçu le pouvoir de Jésus pour le faire. Ils ont été mandaté pour cette tâche. Lorsque Jésus était sur la montagne, pour la transfiguration, les disciples, restés au pied du mont Thabord, n'avaient pas pu chassé un esprit mauvais. Or, voici que des hommes chassent des esprits mauvais sans être disciple, sans mandat de Jésus. Jean en voulant défendre son maître, veut les empêcher d'agir de la sorte.
La réponse de Jésus montre toute son ouverture et sa tolérance. Il a toujours su voir ce qui en bon en chaque homme tel que soit son appartenance : la Samariataine, le centurion romain, le collecteur d'impôt, la femme adultère... Ce regard doit être le nôtre. C'est celui du Concile Vatican II dans sa constitution sur l'Eglise. Le concile jette un regard positif sur les autres confessions chrétiennes (protestantes et orthodoxes) : 1°) La place de la parole de Dieu dans la vie de foi : "Beaucoup, en effet, vénèrent la sainte Ecriture comme norme de foi et de vie;" 2°) leur vie religieuse : "ils manifestent aussi un authentique zèle religieux, croient avec amour en Dieu le Père tout-puissant et dans le Christ, Fils de Dieu Sauveur, sont marqués par le baptême, qui les unit au Christ et, en outre, reconnaissent et acceptent d'autres sacrements dans leurs propres Eglises ou communautés. Plusieurs parmi eux ont aussi l'épiscopat, célèbrent la sainte Eucharistie et cultivent la dévotion envers la Vierge Mère de Dieu." 3°) les martyrs de toutes confessions chrétiennes, que Jean Paul II a voulu honnoré en l'an 2000 :  "il a donné à certains d'entre eux une vertu qui les a fortifiés jusqu'à l'effusion de leur sang."
Le concile reconnaît la place des religions non chrétiennes, en premier lieu les juifs :"le peuple qui reçut les alliances et les promesses et dont le Christ est né selon la chair (cf. Rom. 9, 4-5); peuple élu de Dieu et qui lui est très cher en raison de ses ancêtres, car les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance (Rom. 11, 28-29). "; ensuite les musulmans : "le dessein de salut englobe aussi ceux qui reconnaissent le Créateur, et parmi eux, d'abord, les Musulmans qui, en déclarant qu'ils gardent la foi d'Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, qui jugera les hommes au dernier jour." et enfin les autres hommes "tout ce que l'on trouve chez eux de bon et de vrai, l'Eglise le considère comme un terrain propice à l'Evangile et un don de Celui qui éclaire tout homme, pour qu'il obtienne finalement la vie. "
Cette ouverture de Jésus manifeste l'abondance du salut qui ne se limite pas aux frontière de notre Eglise Catholique. Le salut atteint tout homme chacun à sa manière.
Cette ouverture est une exigeance de rayonner de la bonté de Jésus. C'est pour cela que la suite du discours de Jésus est une invitaion à la pénitence pour rejetter ce qui est indigne du nom de chrétien.

Par cure de Rochefort en Terre - Publié dans : Homélies - Communauté : Praedicatho.com
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