Dimanche 18 octobre 2009

Jésus demande à ses disciples de servir et de ne pas commander en maître. Pour autant, il ne donne pas de contre pouvoir comme nous en avons dans les constitutions. Il laisse à la responsabilité de chacun d'appliquer cette consigne. Est-ce risqué? Les abus de pouvoir ne riusqe-t-il pas d'être nombreux et fréquents?
Jean qui demande aujourd'hui une bonne place à côté de Jésus est celui qui raconte l'épisode du lavement des pieds lors de la dernière cène. L'ambitieux a été frappé par cet esprit de service de Jésus au point de ne pas parler de l'institution de l'eucharistie mais seulement de ce geste de service. L'exemple de Jésus est au coeur de cette lutte contre les abus de pouvoir. Le Seigneur  se site lui-même en exemple par le passage de l'évangile que nous venons d'écouter : "le fils de l'homme est venu pour servir".
L'exemple de Jésus suffit-il pour contrer tous les abus de pouvoir dans l'Eglise? Sans doute pas. Jésus n'est pas un homme de loi. Il n'a pas donné de constitution à ses disciples pour fonder une Eglise. Il veut que la démarche de foi soit première. Foi qui nous relie au Christ serviteur. C'est bien ainsi que le concile Vatican II présente l'Eglise comme l'union à Dieu et en particulier à Jésus sans la définir comme une société ou une institution.
Les pasteurs seront plus facillement des serviteurs si les fidèles se responsabilisent. Les abus de pouvoir se forment aussi lorsque tout le monde laisse faire les autorités. Saint Paul s'est opposé à Saint Pierre à propos de la circoncision.
Servons les hommes et aidons nous à être des serviteurs. Amen

Par cure de Rochefort en Terre - Publié dans : Homélies - Communauté : Praedicatho.com
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Bienvenue

Ecoles et Collège

Recherche

Présentation

Recommander

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés